MIAT : deux années de recherche-action pour regarder autrement les effets de l’engagement associatif
Après deux années d’enquête, de rencontres, d’expérimentations et de réflexions collectives, la recherche-action MIAT – Mesurer l’Impact des Associations sur les Territoires arrive à son terme.
Menée dans le cadre du programme JEP’Eval du FONJEP, elle s’est déployée sur deux terrains : à Orsay, autour des liens entre engagement étudiant, associations, Ville, MJC et Université ; et au sein des PEP94, autour des effets produits par l’action associative sur les personnes, les professionnel·les et les dynamiques collectives.
Le point de départ était simple : comment mieux comprendre et évaluer ce que produisent les associations, au-delà des seuls indicateurs chiffrés ?
Pendant deux ans, nous avons mené des observations, des entretiens, des ateliers collectifs et accompagné différents acteurs et actrices vers une mise en mots et valorisation de leurs pratiques.
À Orsay, le travail autour d’initiatives: le KEC un collectif étudiant autour du cinéma, On Remplit le Frigo, initiative de solidarité alimentaire et de convivialité étudiante, et le Festisol, festival consacré aux solidarités locales et internationales a montré que les effets d’une action ne se mesurent pas seulement au nombre de participant·es ou d’événements organisés. Une rencontre réunissant peu de monde peut en effet créer de nouveaux liens entre associations, Université et collectivités, faire circuler des informations ou ouvrir de nouvelles possibilités de coopération.
Du côté des PEP94, la recherche a également permis de mettre en lumière des effets parfois discrets : évolution des pratiques professionnelles, nouvelles formes de coopération, reconnaissance des savoirs issus de l’expérience ou encore transformations dans la manière dont bénévoles et salarié·es prennent part aux projets.
Sur les deux terrains, un même constat s’est progressivement imposé : les chiffres disent quelque chose des actions, mais ils ne racontent pas toute leur histoire.
MIAT nous a ainsi amené·es à regarder davantage les conditions qui rendent l’action possible : les personnes qui font circuler l’information, les espaces où l’on peut se rencontrer, la confiance qui se construit progressivement, les apprentissages collectifs ou encore les liens entre des acteurs qui, auparavant, se connaissaient peu.
La recherche-action a aussi permis d’expérimenter une autre manière de faire de l’évaluation : non seulement mesurer des résultats, mais créer des espaces
où les personnes concernées peuvent mettre leurs expériences en discussion, confronter leurs points de vue et construire collectivement ce qui mérite d’être observé et reconnu.
Ces deux années renforcent ainsi une conviction : pour comprendre ce que produit une association sur un territoire, il faut regarder ce qu’elle réalise, mais aussi les relations qu’elle construit, les coopérations qu’elle rend possibles et les capacités d’agir qu’elle contribue à faire émerger.
Un grand merci à toutes les personnes, associations et partenaires qui ont participé à cette recherche-action et accepté de partager leurs expériences, leurs questionnements et leurs pratiques tout au long de ces deux années.





